Compte-rendu officiel des premiers éléments mis en pratique de

  
   la voie du serpent nu
  1. compte-rendu des deux anomalies les plus graves rencontrées dans l'exercice de mes fonctions à un député membre de la commission de la défense nationale, dans le défaut de protection de son secret, pour mesures correctives et de surveillance
  2. rédaction et remise d'un courrier exposant les agissements de mon voisin, ou plutôt son non agissement concernant sa porte qui ne cessait de s'ouvrir à mon passage, privatisant le pallier que j'étais obligé de traverser, quand il ne me la refermait pas sur la gueule sans un bonjour lorsqu'elle s'ouvrait plus que d'habitude, avec la donzelle que j'ai renvoyée à ses doigts et sa mémoire du gugusse lorsqu'elle m'a exposée apprêtée pour sortir qu'il ne la satisfaisait pas et qu'il était loin. Remise au conseil syndical et dans la boîte de gardien des deux versions appropriées. nb: j'ai passé le détail de la donzelle, qui a dit je ne sais quoi aux pompiers lorsqu'elle a eu peur que je meure, mais je vous le passe pour la bonne bouche.
  3. une (1), bière au premier bar ouvert, en racontant le gag du péché originel que j'ai détaillé dans mon manuscrit (il faut que je mette à jour la version complète, où l'imbécile d'enfoiré de ladre connard violeur qui s'était planqué en attendant que ça tombe dès fois que et a fait avorté la pauvre veuve d'une demi-heure finit par se condamner lui-même, parce que ça vaut le détour).
  4. pas de bol, croisé du voisin en couple avec son chien et sa cavalière au bas de l'ascenceur, qui naturellement ne dit pas bonjour, un mot m'échappe en rouvrant la porte de l'ascenceur, il se précipite trop tard au moment de la fermeture et menace de me faire mon affaire toute à l'heure en rentrant, ou un truc comme ça. Il grommelle en rentrant le mot en question juste assez fort pour que je l'entende du salon, mais ça il le sait.
  5. mise au point d'une playlist musicale sur conseil du membre du conseil syndical vu précédemment. Je compte en faire profiter tout le quartier à l'occasion de la prochaine biture de l'alcoolique notoire de la façade en face qui terrorise tout le quartier, et à l'occasion la femme et les deux filles qui partagent son toit en menaçant l'une d'abandon, la seconde du trottoir et la troisième d'une bite dans la bouche. sans jamais être inquiété, même s'il est vaguement question d'un déménagement le mois prochain reporté de mois en mois, sans doute parce que les services sociaux traînent les pieds ou parce qu'il manque un foutu papelard d'émancipation.
  6. dans le désordre, envoi concomitant au merdier complet que je raconte de la copie électronique du courrier au conseil syndical demandée, ainsi que de l'exposé des dispositifs nécessaires selon moi à la fermeture de l'ensemble des passages des deux immeubles tout en laissant accessible les portes annexes des commerces qui ont présidé à l'ouverture des dits passages lors de la construction, en espérant que la mairie annexe et son truc à gilets verts sensés maintenir un quartier vivable malgré les viols à répétition, le trafic de drogue qui ne cesse de se déplacer de 15m en 15m etc, qui occupe une autre partie, le passage du bâtiment B, le mien, pile en face de la sortie de l'école maternelle ou primaire, ou vers la crèche selon le sens de traversée, pour lequel j'ai tenté une sortie à l'époque où la bande de gougnaffiers avait tordu le joint aluminium du pilier qu'ils avaient tordus à hauteur de visage de môme, bande qui a parfaitement su me mettre en vrille avec la méthode face-à-face 2cm mais si tu tapes c'est toi qui vas en tôle, suivie de l'intervention du gilet vert quand l'un des adolescents m'a dit de m'adresser à lui, consistant à me dire qu'il ne fallait pas s'occuper et aller voir les gilets verts, avec toutefois un petit sermon à l'un des cinq ou six jeunes gens dont il est avéré qu'au moins deux sont partis en tôle pour le trafic pour lequel ils tenaient cette position.
  7. rédaction du merdier sur la bande-son, j'ai baissé la bande-son à 22h12 histoire d'économiser les nerfs du voisin de pallier, de celui du dessus qui à l'oreille a un bon coup de reins jusqu'à 3h du mat', quand je ne sais lequel met son jeu vidéo de guerre à font parfois dès 6h00AM (AM en anglais du matin), et ceux de la dame du 5e et son gosse qui doit souffrir de TDAH, à moins qu'elle s'occupe d'enfants à problèmes parce qu'il ne se ressemble pas de 5 ans sur l'autre et ne grandit pas beaucoup. Mais comme le chien qui hurle et gratte à la porte qui est un chien, un gosse à problèmes est un gosse à problèmes. Ah, ouais, le père du gars du dessus a économisé 2 ou 3000 balles en évitant de mettre une sous-couche au carrelage, mais le pauvre, pas le père, le voisin du dessus, a cessé de mettre sa boîte à musique sur sa table de salle à manger dès que je me suis ouvert à lui du problème.
La bande son, conseillée par le représentant  conseil syndical, ainsi qu'une activité quelconque pour éviter d'entendre mes voisins déblatérer sur ma gueule ou autre lorsqu'ils rentrent et sortent de chez eux, comprends notamment la passacaille  et fugue de Bach, morceau magnifique sur lequel j'ai exécuté mon plus bel Heian Shudan depuis que je me suis pété la guilbolle à 15 ans en me faisant prendre par un taxi à vélo, contre pare-chocs à 60 à l'heure, ce qui fait que j'étais mort d'entrée pour le parachutisme, même sportif.

Je vous laisse à toute cette ironie, et dans un immense éclat de rire je vous souhaite le bonsoir.

Ah, oui, si la police intervient pour la porte ouverte, le mot in-petto qu'est sorti tout seul et qui m'a été retourné illico avec menaces, ou le tapage relatif jusqu'à 22h13 parce qu'il semble que personne n'entende jamais rien qui vienne de chez-moi, ou encore pour le concert en préparation, elle est intervenue 3 fois : la première avec les pompiers, parce que je n'avais rien demandé et que j'avais rédigé une invitation à mon anniversaire un peu en vrac, et que la donzelle est arrivée en crise dans mon salon avec les pompiers en gueulant qu'elle voulait pas que je meure, et en racontant un truc incompréhensible dont le pompier a dit que c'était un message, ce qui a bien failli arriver 3 jours plus tard en me livrant à poil en holocauste au seul commerce qui a l'air de présenter plus ou moins bien dans le quartier, tout en servant le café aux mêmes hommes qui le mettent sous coupe réglée dans le pas mélange des genres, d'autant que dans le délire j'avais oublié la présence d'autres bâtiments, Entre deux, la police est venue, et l'adjudante en réponse à ma porte ouverte en protestation et mon installation du merdier à taper au marteau partout avec à derrière moi la symbolique d'une vie sexuelle privée dont normalement on préserve les voisins avec le reste derrière une porte fermé, lorsque j'ai gueulé que leur porte continuellement ouverte ainsi que les conversations sur le pallier à mon propos à volume réglé pile-poil n'étaient pas du harcèlement.

Ça, je peux affirmer haut et fort que c'était de la non-assistance à personne en danger, parce que manifestement à leurs yeux à tous j'étais en train de devenir dingue.

Et que personne n'a rien fait avant qu'il ne soit trop tard.

L'écriture est pour moi un exutoire, et sur le chant des marais sur au moins 12mn de jazz c'est encore mieux.

Thomas Harding.